mercredi 14 novembre 2007

Le mot le plus long (suite)


Comme je vous l'avais annoncé la semaine dernière, une nouvelle adresse, plus courte, plus facile à retenir et à épeler, peut désormais vous mener à ce site.

L'adresse principale ne changera pas pour autant, car, comme j'ai eu à vous l'expliquer, il s'agit tout simplement de mon nom, un nom qui, aujourd'hui, symbolise un nouveau départ dans ma vie.

Le raccourci en question est CeciliaCA.fr.

Toutefois, pour des raisons techniques que je suis parmi les dernières à pouvoir comprendre, il connaît un problème de "routage" depuis certains pays, dans lesquels l'adresse principale reste donc la seule option ; à noter qu'il fonctionne tout à fait normalement en France.

Note : Je vous rappelle par ailleurs le jeu du vilain petit canard, qui consiste à déceler un message fondé sur une fausse information, que je glisserai, parmi les autres, cette semaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

mardi 13 novembre 2007

Bernard rappe


Je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont envoyé, hier, des messages pour mon anniversaire.

Je retiens en particulier un mail, d'un ami journaliste, qui comportait un lien vers la vidéo d'une chanson de rap allemand, que vous avez peut-être déjà vue, avec, en guest-stars, Bernard Kouchner, ainsi que son homologue d'outre-Rhin, Frank-Walter Steinmeier.

Caricaturé pour la théâtralité de ses interventions, le chef de notre diplomatie y démontre son aptitude à s'exprimer par la musique.

J'ai beaucoup de sympathie pour Bernard Kouchner, et une véritable admiration pour sa brillante épouse ; mais je dois avouer que sa prestation m'a surtout amusée.

A écouter le morceau, et bien qu'il n'y ait aucun lien direct entre les deux événements, je ne peux m'empêcher de penser au fameux discours de John Kennedy à Berlin, et sa légendaire déclaration, "Ich bin ein Berliner".

Comme vous le savez peut-être, en Allemand, les mots désignant la nationalité du sujet n'ont pas d'article ; "Ich bin ein Berliner", en référence à une spécialité locale, veut donc dire "Je suis un beignet".

Espérons tout de même que Deutschland, le morceau en question, et les moqueries qu'il engendrera certainement, ne porteront pas atteinte à la crédibilité de l'image de Bernard, et, par conséquent, à l'important travail que Nicolas et lui fournissent pour redorer l'image de la France sur la scène internationale.

Je vous recommande néanmoins l'article et la vidéo, que vous trouverez en cliquant ici.

Note : Je vous rappelle par ailleurs le jeu du vilain petit canard, qui consiste à déceler un message fondé sur une fausse information, que je glisserai, parmi les autres, cette semaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

lundi 12 novembre 2007

Une nouvelle étape

Depuis mon divorce, j'ai l'impression de débuter une nouvelle étape de ma vie.

Et, jusqu'à présent, c'était un sentiment plutôt agréable.

Aujourd'hui, alors que je "fête" mes 50 ans, la sensation d'entrer dans une nouvelle phase de mon existence est encore plus forte, mais, comme vous pouvez vous en douter, son attrait est plus mitigé.

Oh bien sûr, je sais que c'est une chance d'avoir atteint cet âge, en liberté et en bonne santé ; 50 ans, c'est, malheureusement, aujourd'hui encore, l'espérance de vie dans un grand nombre de pays.

Mais, en me laissant aller à l'égocentrisme si typique des classes aisées de nos pays développés, je ne peux que me dire que c'est tout de même assez déprimant de rentrer dans la catégorie des personnes qui, comme le disait Bill Clinton lorsque c'était son tour, "savent qu'ils ont plus d'années derrière eux que devant".

Soit dit en passant, et ce, sans, évidemment, chercher à établir la moindre comparaison avec elle, j'ai toujours apprécié le fait que le 12 novembre est aussi l'anniversaire de Grace Kelly. Elle aurait eu 78 ans aujourd'hui.

Note : Je vous rappelle par ailleurs le jeu du vilain petit canard, qui consiste à déceler un message fondé sur une fausse information, que je glisserai, parmi les autres, cette semaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

dimanche 11 novembre 2007

Le vilain petit canard (numéro 2)


Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont participé au jeu du vilain petit canard de cette semaine, qui consiste, je vous le rappelle, à déceler un message, glissé parmi les autres, reposant sur une fausse information (pour un récapitulatif complet du jeu, cliquez ici).

La grande majorité d'entre vous ne s'y est pas trompé, c'est bien le message intitulé "M : i-2", en référence au film dont la vedette avait rendu visite à Nicolas, il y a quelques années, à Bercy, qu'il fallait distinguer des autres.

En effet, la mission, impossible ou presque, de négocier le rapatriement avant leur jugement de l'équipe de l'Arche de Zoé ne m'a jamais été proposée par l'Elysée.

Je félicite donc le vainqueur de cette semaine, Julien Ganet, qui recevra un chèque-cadeau de 100 €, valable à la Fnac.

Bonne chance à tous pour la semaine prochaine.

Le Roi Lion


Je profite du fait que mon actualité est, en ce dimanche, au repos, pour m'exprimer sur un sujet qui ne me concerne pas directement, même si, en raison de mes racines, il m'intéresse particulièrement.

Il s'agit de l'altércation qui a eu lieu hier, au sommet ibéro-américain, entre, d'un côté, le Président Hugo Chavez, et, de l'autre, le tandem espagnol formé par le roi Juan Carlos et le premier ministre José Luis Zapatero.

Plus qu'anecdotique, elle risque d'avoir des conséquences diplomatiques bien réelles.

Le plus surprenant dans l'échange est l'attitude de Juan Carlos, qui, à l'encontre du sang-froid royal qu'on lui connaît, ordonne, agressivement, au président Chavez de se taire.

C'est là bien une preuve que même les figures les plus respectables parmi les grands de ce monde peuvent, l'espace d'un instant, perdre leur calme, y compris en présence de caméras.

J'espère donc que ceux qui lui ont reproché sans concession ces dernières semaines son irritation lors de l'entretien avec CBS sauront désormais se montrer plus indulgents vis-à-vis de Nicolas.

Pour un compte-rendu de l'incident d'hier et sa vidéo, cliquez ici.

Note : Je vous rappelle par ailleurs le jeu du vilain petit canard, qui consiste à déceler un message fondé sur une fausse information, que je glisserai, parmi les autres, cette semaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

samedi 10 novembre 2007

M : i-2


Note : Ce message est un vilain petit canard. Pour savoir de quoi il s'agit, cliquez ici.

L'Elysée, par la voie de son Secrétaire général, m'a fait savoir que le Président de la République et le Ministre des Affaires étrangères souhaitent que je me rende au Tchad dans les meilleurs délais.

Ma mission serait de faire en sorte que les organisateurs de l'Arche de Zoé détenus à Ndjamena soient rappatriés en France afin d'y être jugés.

C'est un objectif particulièrement difficile à atteindre.

En effet, contrairement à ce que de nombreux médias ont laissé entendre, la convention judiciaire de 1976 entre la France et le Tchad ne peut autoriser l'extradition de l'équipe de l'ONG ; elle ne peut que lui permettre de purger son éventuelle peine en France une fois jugée.

En effet, l'article 49-C de cette convention stipule que "l'extradition est refusée quand une infraction est commise en tout ou en partie sur le territoire de l'Etat requis" (ici, le Tchad).

Il n'y a donc plus que deux possibilités pour que l'extradition ait lieu avant le jugement : soit ledit article est contourné sur des critères juridiques (par exemple, un vice de forme ou de procédure), soit le Président Idiss Déby accorde une grâce qui transférerait de fait à là France la responsabilité de poursuivre les accusés.

Dans un cas comme dans l'autre, une volonté politique de la part des autorités tchadiennes, et plus particulièrement de leur Chef de l'Etat, est nécessaire.

C'est afin de l'obtenir que ma participation a été sollicitée.

Entre mon désir de venir en aide à des compatriotes en grave difficulté, mon envie de marquer mes distances avec la vie politique française, et mon désaccord profond avec les méthodes de l'Arche de Zoé, la décision à prendre n'est pas aisée.

J'ai promis ma réponse pour lundi matin.

Note : Je vous rappelle par ailleurs le jeu du vilain petit canard, qui consiste à déceler un message fondé sur une fausse information, que je glisserai, parmi les autres, cette semaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

vendredi 9 novembre 2007

Témoignage (suite)


C'est hier que les infirmières bulgares et le médecin d'origine palestinienne ont témoigné devant la commission de l'Assemblée Nationale.

Ma participation au processus de leur libération est une expérience qui m'a profondément marquée.

Leur histoire est tout simplement bouleversante.

Le pire, évidemment, en est l'origine, à savoir la contamination par le VIH de 426 enfants .

C'est avec cette atrocité en toile de fond que les soignants ont passé plus de huit ans emprisonnés, innocents, dans les dantesques prisons lybiennes.

Lorsque je me suis rendue à Tripoli, le dénouement était déjà proche.

Chacune des parties y avait en effet un intérêt politique : la Lybie cherchait à asseoir sa rédomption sur la scène internationale, l'Union Européenne voulait démontrer qu'elle savait être efficace et humaine, deux qualités dont ses détracteurs lui reprochent souvent l'absence, et Nicolas, pour sa première action médiatico-diplomatique, voulait tenir l'un de ses engagements de campagne, et surtout, marquer les esprits.

Mon utilité, plus que marginale, dans le processus de libération, s'est donc manifestée par ma contribution à la mise en forme de cette volonté tripartite.

Ma valeur dans ce cadre venait du fait que je bénéficiais à la fois du poids de l'Etat français et de ma relative indépendance, celle-ci dans le sens où je n'avais ni poste officiel ni antécédant diplomatique ; cet équilibre m'a permis d'intervenir sur certains points sensibles, et de faciliter ainsi l'aboutissement à un accord mutuel sans que les différentes parties aient le sentiment d'avoir cédé à un compromis déshonorant.

Encore une fois, j'insiste sur le fait que mon rôle a été très mineur, et je tiens à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont travaillé sur ce dossier, dans l'ombre, souvent des années durant.

J'ai été très touchée par les hommages appuyés que m'ont rendus les soignants, avec qui nous avions vécu, en peu de temps, une expérience humaine d'une rare intensité ; ils ont eu, hier encore, à l'Assemblée, des mots très généreux à mon égard (cliquez ici pour lire le compte-rendu du Monde de leur témoignage devant la commission).

Je réitère, à ce propos, mon entière disponibilité pour témoigner devant la commission d'enquête, bien que je sache que, lancé sur son projet de candidature au poste de Premier secrétaire du PS, Pierre Moscovici en instrumentalise son poste de Président afin de tenter d'apparaître aux yeux des Français comme un opposant crédible à Nicolas.

Je ne saurais conclure ce message sans une triste pensée pour Valentina, Nassia, Kristiana, Valia, Snejana et Ashraf, dont les séquelles ne disparaîtront jamais, et pour leurs familles, ainsi que, évidemment, pour chacun des enfants victimes de ce drame, et ceux qui les entourent.

Note : Je vous rappelle par ailleurs le jeu du vilain petit canard, qui consiste à déceler un message fondé sur une fausse information, que je glisserai, parmi les autres, cette semaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.